Woerth / Bettencourt : « les français ont la nausée »
Devant le feuilleton affligeant déroulé par le gouvernement, les Français ont la nausée. Chaque jour, des révélations nouvelles nous en apprennent un peu plus sur les liaisons dangereuses entre le « fric » et le pouvoir de Nicolas Sarkozy.
Alors que des millions de Français, frappés par sa politique, peinent à boucler leurs fins de mois, on découvre ce que les dirigeants de la droite, qui occupent aujourd’hui les plus hautes fonctions de l’Etat, doivent à leurs relations avec les premières fortunes de France. C’est écœurant !
Pour échapper à la colère populaire, le marionnettiste de l’Elysée tire des ficelles de plus en plus grosses sacrifiant les uns pour mieux sauver les autres. En réalité, c’est le spectacle tout entier de la politique gouvernementale qui doit s’arrêter.
Le gouvernement doit cesser de passer en force. Sa politique est condamnée. La démocratie doit retrouver ses droits et la dignité sa place dans la conduite des affaires publiques.
Plutôt qu’un jeu de chaises musicales destiné à amuser la galerie sans rien changer, la situation exige du gouvernement trois mesures immédiates.
L’abandon de son projet de réforme des retraites. Le projet de loi doit être retiré de l’ordre du jour du Conseil des ministres et du Parlement, et le dossier retiré à Eric Woerth. Le bouclier fiscal doit être supprimé et les fonds récupérés mis au service de l’emploi public et du pouvoir d’achat populaire. Les attaques contre la démocratie doivent cesser et le projet de réforme des collectivités territoriales que le gouvernement cherche actuellement à imposer au Sénat immédiatement abandonné.
« Plan d’aide à l’euro » : l’UE cède aux exigences des marchés financiers !
Le plan adopté par l’UE ce week-end envoie un signal catastrophique : ce serait aux peuples européens de payer la crise, pas aux marchés financiers. Il témoigne de l’échec des réponses mises en œuvre depuis le début de la crise qui ont mobilisé des centaines de milliards d’euros pour les banques sans rien résoudre. Il est aussi l’aveu que le traité constitutionnel européen qui a été imposé aux peuples est devenu inapplicable. Et nombre de ses dispositions s’apparentent à un coup de force contre la démocratie, contre les souverainetés nationales.
C’est un tournant historique qui constitue une fuite en avant très grave vers de nouvelles crises. Cela conforte la mobilisation de celles et ceux qui, comme le PCF, demandent depuis 2005 que soit redondée la construction européenne.